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Je m’appelle Élodie.
Quand je suis venue consulter Laurent Martel, je ne savais pas encore que ce qui détruisait ma vie n’était pas seulement psychologique ou émotionnel. C’était une langue noire familiale qui me liait depuis l’enfance.
Dans ma famille, les mots étaient des armes.
On se rabaissait, on se maudissait, on se souhaitait l’échec. Ma mère disait souvent :
« Tu finiras comme ton père, seule et brisée. »
Mon grand-père répétait :
« Dans cette famille, personne n’est heureux. »
Je portais ces phrases comme des chaînes invisibles. Ma vie était bloquée : relations toxiques, fatigue constante, impossibilité d’avancer malgré mes efforts.
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L’incorporation
Quand Laurent est entré en transe, son corps s’est alourdi. Son souffle est devenu plus lent, plus profond. Puis c’est son ongod blanc, le hibou aux grandes ailes, qui s’est manifesté.
L’ongod blanc, le hibou aux grandes ailes, s’est manifesté, et une autre conscience regardait à travers Laurent.
L’ongod a déployé ses ailes dans l’espace invisible autour de moi. J’ai ressenti un froid léger, puis une pression dans la poitrine. L’ongod a commencé à « regarder » à l’intérieur de mon histoire.
À travers la voix de Laurent, l’ongod a dit :
« Elle porte des mots qui ne sont pas à elle. »
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Les chaînes de la langue noire
Le hibou a alors utilisé son bec.
Je ne le voyais pas avec mes yeux, mais je le ressentais clairement : il tirait quelque chose hors de moi.
Laurent tremblait légèrement pendant que l’ongod travaillait.
Les ailes du hibou battaient lentement, comme pour faire circuler l’air entre les mondes.
L’ongod a retiré :
• les phrases de ma mère
• la peur de mon grand-père
• la résignation de toute la lignée
C’étaient des formes noires, lourdes, collées à mon cœur et à ma gorge.
Des mots devenus des entités.
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La coupure
Puis l’ongod a fait un geste net, comme s’il tranchait des fils.
Laurent a prononcé, avec une voix qui n’était plus la sienne :
« Ce qui a été dit par la langue noire ne la définit plus. »
J’ai alors pleuré, sans tristesse.
C’était comme si un poids quittait mon corps.
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Après le soin
Dès la fin du soin, j’ai immédiatement ressenti la guérison en moi. Les jours suivants, mes états émotionnels sont ressortis, parfois à travers des larmes ou des émotions intenses, exactement comme Laurent me l’avait expliqué. Il m’avait prévenue que cette “crise de guérison” était bénéfique et permettait à tout de se stabiliser en harmonie. Et c’est exactement ce qui s’est passé : après cela, je me suis enfin sentie heureuse, et la vie a recommencé à fonctionner comme elle ne l’avait jamais fait auparavant.
« L’enfant que les esprits ont ouvert »
par Claire
Les médecins m’avaient dit que ce serait impossible.
Après des années d’examens, d’hormones, de silences gênés dans les cabinets médicaux, on m’avait regardée avec ce regard qu’on réserve aux causes perdues.
« Vous n’aurez probablement pas d’enfant. »
Ces mots-là résonnent longtemps dans une femme.
Quand je suis arrivée auprès du Chaman, je n’attendais pas un miracle. J’étais venue avec ce qu’il me restait : une prière, une fatigue immense, et le désir simple d’être mère.
Le chaman n’a rien promis.
Il a simplement dit que les ongod allaient regarder.
Dans la tradition Darat, les ongod ne sont pas là pour exaucer des souhaits. Ils sont là pour vérifier la vérité d’une âme. Ils voient nos contradictions, nos désirs cachés, nos peurs. Ils savent quand une demande vient du cœur et quand elle vient de l’ego.
Pendant la cérémonie, j’ai senti quelque chose m’observer de l’intérieur. Ce n’était pas un jugement, mais une sorte de mise à nu.
Pourquoi voulais-je un enfant ?
Pour combler un vide ?
Pour réparer quelque chose ?
Ou pour offrir la vie ?
Les ongod ont travaillé longtemps. Je ne pourrais pas expliquer comment. Il n’y avait ni violence, ni spectacle — seulement une sensation profonde de réalignement, comme si mon corps et mon âme se remettaient à parler le même langage.
Le chaman a dit une seule phrase à la fin :
« L’harmonie est revenue. Maintenant, laisse faire. »
Je suis repartie sans espoir, mais en paix.
Trois mois plus tard, j’ai senti quelque chose de différent en moi.
Un calme étrange.
Une douceur nouvelle.
Quand le test est devenu positif, j’ai pleuré longtemps. Pas de joie hystérique — des larmes profondes, silencieuses.
Comme si mon corps savait que ce n’était pas un hasard.
Aujourd’hui, mon enfant dort près de moi.
Et je sais que ce n’est pas la médecine qui a ouvert cette porte.
C’est la vérité de mon âme, vue et reconnue par les ongod.
Dans la tradition Darat, on dit que le chaman ne force jamais le destin.
Il rétablit l’harmonie pour que le destin puisse, enfin, s’accomplir.
Et c’est exactement ce qui s’est produit.
Je m’appelle Claire, et je suis venue consulter le chaman (Laurent Martel) pour une fatigue chronique et une anxiété persistante. Lors de la séance, c’est un ongod blanc, sous la forme d’un hibou aux grandes ailes, qui s’est présenté lors de l’incorporation.
Dans un silence impressionnant, l’ongod a déployé ses grandes ailes à travers le corps du chaman, enveloppant littéralement l’espace autour de moi. Il a utilisé ses ailes comme un souffle de purification, balayant doucement mais fermement les énergies négatives qui pesaient sur moi.
Avec son bec, l’ongod a comme « picoré » et retiré les résidus d’énergie stagnante, libérant peu à peu la problématique. Chaque mouvement de ses ailes et de son bec semblait enlever une couche d’anxiété et de fatigue, pour finalement me laisser dans un état de clarté et de légèreté que je n’avais pas ressenti depuis longtemps.
« Quand les esprits disent non »
Ils sont arrivés en convoi discret, mais on sentait leur importance.
Des voitures, des regards pressés, des hommes qui parlaient bas. Ils étaient venus de loin pour rencontrer Miaga. Pas pour guérir, pas pour comprendre — mais pour obtenir.
Je faisais partie des personnes présentes ce jour-là.
Je sentais déjà que quelque chose sonnait faux. À leur tête, il y avait un homme élégant, sûr de lui, le genre d’assurance que donne le pouvoir. Il parlait d’une voix calme, mais son aura était dure, fermée.
Ils demandaient une aide spirituelle pour « favoriser » des événements à venir.
Ils ne parlaient pas d’âme, pas de vérité, pas d’harmonie.
Ils parlaient de résultat.
Miaga les a écoutés sans les interrompre. Puis il a fait ce qu’il fait toujours dans ces cas-là : il a appelé les ongod.
Dans la tradition Darat, certains ongod sont des vérificateurs.
Pas au sens moral.
Au sens spirituel.
Ils regardent l’intention réelle derrière les mots.
Ils voient ce que l’on est, pas ce que l’on prétend être.
L’atmosphère a changé presque immédiatement.
On sentait une pression invisible, comme si l’air devenait plus dense. L’homme de tête a commencé à bouger, légèrement agacé. Quelque chose en lui résistait.
Les ongod posaient une seule question, encore et encore :
« Pourquoi êtes-vous vraiment là ? »
Plus le silence durait, plus l’inconfort grandissait.
Miaga a finalement parlé.
« Les esprits ne répondent pas aux demandes qui cherchent à forcer le destin. Ils n’agissent que lorsque l’âme est alignée. »
L’homme a proposé de payer davantage.
Comme si l’argent pouvait remplacer la sincérité.
Mais dans la tradition Darat, c’est précisément là que tout s’arrête.
Un chaman peut avoir le pouvoir.
Mais s’il l’utilise pour manipuler la réalité au service d’intentions fausses, il rompt la première loi : celle de l’harmonie.
Les ongod se sont retirés.
Il n’y a pas eu de rituel.
Ils sont repartis comme ils étaient venus : avec leurs désirs, mais sans bénédiction.
Ce jour-là, j’ai compris quelque chose d’essentiel :
le chamanisme Darat n’est pas là pour satisfaire les volontés humaines.
Il est là pour servir la vérité.
Et parfois, la vérité commence par un non.
Lorsque Laurent Martel incorpore la Grand-Mère, son souffle se ralentit et s’approfondit. Ses épaules s’alourdissent, son corps devient réceptacle. Ce n’est plus son regard qui observe, mais celui de l’ongod qui voit à travers lui.
Je lui dis que je me sens déconnectée de moi-même, comme si une partie de mon être était restée ailleurs. La Grand-Mère entre alors en action. Elle descend dans mes mondes intérieurs, explore les fragments de mon âme dispersés par les blessures de l’enfance, les peurs anciennes et les chocs oubliés. Là où la mémoire humaine ne peut plus accéder, l’ongod, lui, reconnaît et rassemble.
Ce travail est invisible pour les yeux, mais immense dans ses effets. Les fragments d’âme sont retrouvés, nettoyés, puis réintégrés un à un, jusqu’à ce que mon être retrouve sa cohérence et sa complétude.
Lorsque l’essentiel est accompli, la Grand-Mère scelle le soin en soufflant doucement sur ma tête. Ce souffle sacré referme les failles, stabilise l’âme et ancre la réparation dans le corps.
Après la séance, je ressens une paix profonde, une plénitude nouvelle, comme si quelque chose de fondamental était enfin revenu à sa place. Je me sens réunifiée, réunie, unifiée et ancrée.
Sophie
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